Et voilà, Petit Daniel nous a fait profité de son virus le dispersant dans l'atmosphère commune par ses toux rauques et sèches. Une bonne crève avec force fièvre, toux à cracher ses bronchioles, nez qui coule et journée passée du lit au canapé et retour, à boire du thé au miel et des jus d'oranges avec juste assez de force pour lire. J'ai donc fini "Kafka sur le rivage" de Haruki Murakami, parfait en tous points, où le fantastique se mêle au réel, où il est beaucoup question de symbolique, de mythes et de métaphores, avec poésie et humour. Tout comme le film "The taste of tea" il donne envie de mieux connaître la culture japonaise, ne serais ce que parce que comme il y est écrit, les dieux au Japon sont très accommodants. J'ai aussi lu "La pêche aux avaros" de David Goodis, toujours noir et toujours excellent et le "Rideau noir" de William Irish qui m'a moins plu que "Manhattan love song" mais je persiste sur cet auteur avec un recueil de nouvelles, " Irish coktail" qui après trente pages lues ne souffre que j'en donne un avis.
Mous avons été visité par Ronin, gaieté, l'ami de Tatouch, peintre en bâtiment, décorateur, artiste peintre, vidéaste, photographe, percussionniste pour
mariages et bar mitzva et originaire de Kiriat Chmona et du Maroc comme lui. Il venait pour donner son avis sur les nouvelles peintures de l'appartement, et voir comment je travaillais pour
éventuellement me confier du travail. Le test c'est bien passé, il est facétieux et parle tout le temps. Pauvre comme job aussi, il donne plus qu'il ne reçoit et il vient de répudier sa chérie,
elle volait, même à d'autres qu'a lui. En le reconduisant chez lui il nous racontait de Kiriat, où il n'y avait qu'un seul feu rouge, les ivrognes du coin s'y installaient autour en attendant le
DJ, et puis la katioucha est tombée. Du rond point aussi, tellement saugrenu qu'il n'ai pas baptisé, on l'appelle le rond, du fait que dans cette ville il y est plus de peintres en bâtiment que
de murs à peindre et qu'il se sent comme un agneau dans une réserve de loup, ici à Haïfa. Sinon il rit presque tout le temps et il m'aime bien. Mais aujourd'hui nous devons faire visiter Saint
Jean d'Acre aux deux frères de Bianca fraîchement arrivés de Slovaquie pour voir le pays qui accueille leur petite soeur, la 205 va être en pleine charge.
On peut
imaginer combien charnelle eut été
Et ce mariage me
direz vous, je l'avais gardé en mémoire, j'y viens. C'est la deuxième cérémonie de ce genre à laquelle j'assiste ici. La première dans un milieu plutôt aisé, celle ci moins. Pour une le lieu
était immense et conçu pour accueillir deux célébrations simultanées, un parking géant, des jardins avec fontaine et cascade, en option non retenue ce jour là, et une salle à même de recevoir
plusieurs centaines de personnes en proche banlieue d'Haïfa. L'autre était plus modeste, en périphérie de nulle part. Le protocole semble le même partout, à l'entrée il y a un ou plusieurs
loufiats qui vérifient les bristols, il faut toujours marcher un peu pour arriver aux parents des futurs épousés qui entourent l'urne (voir la
Quand tout le monde fût arrivé, que la brume commençait à monter
dans les esprits et que les estomacs de se remplir, le rabbin, les témoins et les mariés montérent sur une estrade couverte d'un chapiteau blanc. Quelques prières, l'alliance passée au doigt de
la fille et lecture du contrat de mariage, obligatoire et calligraphié,
Sitôt rentrés le séjour fut transformé en chantier,
grande Tal prenant en main la salle de bain de l'étage. Il était seize heures, je déclarais forfait à vingt deux, embauché. Je me suis essayé à l'éponge, bien, et à la spatule sur un mur d'or.
C'est pas mal ! Bref, fini la chaux blanche tout du moins pour une pièce.
A ce stade il me fallait marcher un peu, ce que je fis, d'abord en suivant un ensemble de petites barres, et puis au retour sur une colline dominant le stade.
Quelques photos plus tard, nous étions supporter de Kiria Tchmona qui malgré son nom est tout de même troisième de la ligue nationale, (tchmoné=8). J'ai pensé à Monsieur mon propriétaire et je me
suis présenté comme supporter du TFC. Ils faisaient un nul à Nétanya, pendant que nous parlions boulot. Quatre cents shékel la journée, quate vingt euro. Rien ne valant le terrain pour juger, le
lendemain devait être à voir la mer et à refaire la peinture et la décoration de l'appartement. En préalable nous échangeâmes une télé non réclamée qui occupait un quart du coffre pour laisser la
place pour une petite table pliante, deux masques africains, des tableaux et un bâton de pluie pour Petit Daniel. Le sac était prêt lui aussi, la gamelle du chien, celle des chats remplies, il
faisait nuit, nous rentrions.
Sinon j'ai navigué sur le web. de
blog en blog, de liens en liens. Je cherchais des nouvelles de JoBo, je partais alors qu'il commençait à jeûner, il a partagé la soupe des pauvres, j'en suis jouasse, tout autant que ne pas avoir
de pub sur mon épenchoir ! J'ai vogué vers d'autres média alternatifs j'aime bien
Donc hier, toujours un peu
"légumes" de la veille, nous sommes partis au nord pour trouver la neige. Il semble que
l'idée fût commune parce que quelques kilomètres parcourus nous mirent face au choix de continuer dans un embouteillage ou de prendre les chemins de traverse. C'est ce que nous choisîmes de faire
et de sillonner la Galilée en commençant par un petit déjeuner israélien. Puis nous fîmes halte à Tzfat connue pour abriter des tombeaux de saints du judaïsme. Je ne suis toujours pas en voie de
conversion, mais l'idée de voir des vieilles pierres me plaisait assez. En fait au milieu du XVIIIième un tremblement de terre à mis à bas la presque totalité des édifices. Il reste un
pan de mur, dans la partie la plus vieille de la ville. Beaucoup d'artistes vivent ou on vécu là et des curetons. Nous avons tout de même pu profiter du calme, si peu de voitures, ou d'activités
en raison du shabbat dûment respecté et des gens polis, d'autres allumés qui chantaient encore en sortant des synagogues. Le temps voilé nous à tout de même privé d'une vue sur le lac de
Tibériade et la Mer dans un même panorama. Nous gardâmes la route des crêtes pour regagner l'Est, traversant des villages druzes plein d'activités eux, et de sourire à la vue des voitures garées
en catastrophe autour d'un des rares tas de neige noirâtre de bord de route. Les enfants s'amusaient bien.
Ça ne fait rien ! J'ai terminé Lao She, si vous avez deux euros à perdre
et le désir de tout savoir sur la carrière et les lamentations d'un agent de police au début du siècle dernier en Chine avant qu'elle devienne pop, foncez ! Pour me remettre les neurones en place
je vais me lire Dans le scriptorium de Paul Auster, c'est ma maman qui me l'a offert. J'ai lu aussi