Mercredi 20 février 2008

Et voilà, Petit Daniel nous a fait profité de son virus le dispersant dans l'atmosphère commune par ses toux rauques et sèches. Une bonne crève avec force fièvre, toux à cracher ses bronchioles, nez qui coule et journée passée du lit au canapé et retour, à boire du thé au miel et des jus d'oranges avec juste assez de force pour lire. J'ai donc fini "Kafka sur le rivage" de Haruki Murakami, parfait en tous points, où le fantastique se mêle au réel, où il est beaucoup question de symbolique, de mythes et de métaphores, avec poésie et humour. Tout comme le film "The taste of tea" il donne envie de mieux connaître la culture japonaise, ne serais ce que parce que comme il y est écrit, les dieux au Japon sont très accommodants. J'ai aussi lu "La pêche aux avaros" de David Goodis, toujours noir et toujours excellent et le "Rideau noir" de William Irish qui m'a moins plu que "Manhattan love song" mais je persiste sur cet auteur avec un recueil de nouvelles, " Irish coktail" qui après trente pages lues ne souffre que j'en donne un avis.

Mous avons été visité par Ronin, gaieté, l'ami de Tatouch, peintre en bâtiment, décorateur, artiste peintre, vidéaste, photographe, percussionniste pour mariages et bar mitzva et originaire de Kiriat Chmona et du Maroc comme lui. Il venait pour donner son avis sur les nouvelles peintures de l'appartement, et voir comment je travaillais pour éventuellement me confier du travail. Le test c'est bien passé, il est facétieux et parle tout le temps. Pauvre comme job aussi, il donne plus qu'il ne reçoit et il vient de répudier sa chérie, elle volait, même à d'autres qu'a lui. En le reconduisant chez lui il nous racontait de Kiriat, où il n'y avait qu'un seul feu rouge, les ivrognes du coin s'y installaient autour en attendant le DJ, et puis la katioucha est tombée. Du rond point aussi, tellement saugrenu qu'il n'ai pas baptisé, on l'appelle le rond, du fait que dans cette ville il y est plus de peintres en bâtiment que de murs à peindre et qu'il se sent comme un agneau dans une réserve de loup, ici à Haïfa. Sinon il rit presque tout le temps et il m'aime bien. Mais aujourd'hui nous devons faire visiter Saint Jean d'Acre aux deux frères de Bianca fraîchement arrivés de Slovaquie pour voir le pays qui accueille leur petite soeur, la 205 va être en pleine charge. 2006-10-akro0052.JPG

Par MaPomme
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 15 février 2008

seasidemotel-tel-aviv.jpg On peut imaginer combien charnelle eut été la fête des amoureux si elle n'avait pas été hier mais aujourd'hui. Midori shéli (mienne) s'interroge sur l'Amour, j'ai lu cela au réveil, d'un des fruits de l'amour. Des scientifiques disaient cela de la blessure de Cupidon, qu'elle durait trois années après la naissance de l'enfant, juste le temps que celui ci fût viable, une question de phéromones. Sa jeune science à elle lui fait écrire que rien ne vaut l'amitié. M'est d'avis qu'il vaut mieux être très ami avec son amoureux, ça aide. Ce matin par exemple l'homme de Dieu, qui l'aime assez pour consacrer sa vie à la lecture de sa parole, qui est venu garer sa berline contre la notre, la roue contre la porte du chauffeur, l'aile avant si proche qu'il nous était impossible d'entrer la clef dans la serrure. Cet amoureux là ne s'est pas offusqué de mes paroles, Iris ne voulait pas traduire ce que la grosse demis heure passée à attendre qu'il revienne avec son kilo d'oranges avait fait naître comme argumentaire dans mon esprit. L'amour rend innocent, lui permettait d'afficher un net dédain et de la surprise à savoir qu'il nous gênait.
Rentrés et calmés, nous en reparlâmes, de cet état de peur permanente qui irrigue les esprits ici, qui fait que nul ne respecte personne, que la vie est si dure qu'elle colle des oeillères. Pour ma part je n'y vois que ce qu'en disait un contemporain de Moshé dont les lois n'eurent pas le même succès, peut être parce qu'elles étaient né de l'observation des hommes et non d'une idée de ce qu'ils pourraient être:
Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants,
Lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles,
Lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter,
Lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus au dessus d’eux l’autorité de rien ni de personne,
Alors c’est là, en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyrannie.
Platon, la république.
Et comme c'est un jour à citation j'en pose une autre plus longue . Les grecs pensait l'homme mortel et les pierres, la mer et les arbres immortels, ils ont perdu, l'homme est capable de raser une montagne, la mer vivote encore un peu, on arrache les arbres pour faire pousser des vaches. Retournons sous la couette...

Par MaPomme
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 14 février 2008

J'enduis d'autres pièces et rédige le site, il pleut depuis hier après midi. Nous aurons la 205 ce soir, sans doute, pour 12000 sk, soit autour de 2200 euro, investissement facilement amorti quand la Hala Car devait consommer plus de 20 litres au cent en ville. Demain doit venir nous visiter un ami de Tatouch qui travaille au rayon peinture d'une grande surface de bricolage en préalable de travaux qu'il me fournirait. Je n'ai plus de nouvelle de mon photographe préféré, il me faudra commander via internet.

Mariage_estrade.jpg Et ce mariage me direz vous, je l'avais gardé en mémoire, j'y viens. C'est la deuxième cérémonie de ce genre à laquelle j'assiste ici. La première dans un milieu plutôt aisé, celle ci moins. Pour une le lieu était immense et conçu pour accueillir deux célébrations simultanées, un parking géant, des jardins avec fontaine et cascade, en option non retenue ce jour là, et une salle à même de recevoir plusieurs centaines de personnes en proche banlieue d'Haïfa. L'autre était plus modeste, en périphérie de nulle part. Le protocole semble le même partout, à l'entrée il y a un ou plusieurs loufiats qui vérifient les bristols, il faut toujours marcher un peu pour arriver aux parents des futurs épousés qui entourent l'urne (voir la Bar Mitzva laîque). On bisouille et étreint avant de se ruer vers les tables sur lesquelles sont disposés les amuses gueules. La première fois il devait y avoir une douzaines de stands, chacun offrant sa différence, japonais, arabes, viandes grillés, plats en sauces, salades et bien sûr des bars, cocktails, vins, alcools. Je me souviens que nous étions en août avec une moiteur accablante qui donnait à penser que la moitié de ce qui était exposé serait à jeter. Cette fois ci, il pleuvait et nous étions à l'abri, le choix était plus limité, mais il y avait de petites choses douces au palais.
MARIAGE01.jpg Quand tout le monde fût arrivé, que la brume commençait à monter dans les esprits et que les estomacs de se remplir, le rabbin, les témoins et les mariés montérent sur une estrade couverte d'un chapiteau blanc. Quelques prières, l'alliance passée au doigt de la fille et lecture du contrat de mariage, obligatoire et calligraphié, la kétouba,* que le marié remet à sa belle et ils boivaient un coup de rouge, au pied de l'heureux élu atendait un verre en plastique qu'il écrabouilla en déglutissant et avant de prononcer " Si je t'oublie Jérusalem". En fait s'il devait l'oublier le temple serait à nouveau détruit, ce que symbolise la destruction du verre. La religion donnant accès à la nationalité c'est le rabbinat qui gère l'état civil, le mariage civil et religieux ne font qu'un. Alors tout le monde alla se chercher sa place à table et commença de baffrer, on pouvait danser pendant le repas, en attendant les plats ou vers la fin avant le café, les déserts kasher ne valant pas tripette . Il n'est pas de tradition de s'attarder. Une chance pour les mariés qui eux doivaient danser et faire le tour des tables où ils étaient filmés et photographiés. Les images sont omniprésentes, le fond de la piste de danse était tapissé d'un écran sur lequel défilait un diaporama retraçant la vie des protagonistes. Il se fait tard...
* Ce n'est pas la peine de me crier dessus, les dernières phrases de la page liées sont du pipeau pour moi aussi.

Par MaPomme
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 12 février 2008

Alors le commun aurait été de bricoler et puis d'aller à la plage, mais ce ne fût pas ce qu'ils choisirent. Notre hôte s'était levé tôt, sa belle aussi, et de s'agiter dans l'appartement, je pris tout de même le temps d'un café bu sur la terrasse à montrer l'itinéraire. Ils n'ont pas de voiture, je les croyais marcheurs, bin, pas trop en fait. Nous atteignîmes la plaine, une descente d'escaliers de vingt minutes, et la langue dehors, il demandèrent le bus pour à la gare, prendre le train. Les billets pour Rof Karmel, la plage du Carmel, coûtent un peu plus d'un euro, c'est le troisième arrêt. Mais au premier il avait faim, pas assez rapides nous ne descendîmes qu'au deuxième. Je n'y était jamais venu, c'est l'ancien quartier chic d'Aïfa, Bat Galim, la fille des vagues. Au bord de la mer quelques anciennes maisons et des immeubles bas, une promenade, plus de boutique, plus de promeneur, il n'y a pas de plage, juste des rochers que viennent ronger les vagues. Je n'avais pas pris mon appareil photo, j'y reviendrais voir les véliplanchistes et les cargos. Nous n'avons pas regardé longtemps, il fallait trouver un Hummus . Nous avons repris le bus pour Downtown, les arabes chrétiens faisaient dimanche, marchant un peu, nous avons trouvé, et bon en plus. Il restait deux heures à tuer pour attendre Iris, ce que nous avons fait dans le parc déjà cité. Je suis dans Haraki Murakami, "Kafka sur le rivage". Les cent premières pages augurent du bon à venir pendant les cinq cents suivantes.

Interieur00.jpg Sitôt rentrés le séjour fut transformé en chantier, grande Tal prenant en main la salle de bain de l'étage. Il était seize heures, je déclarais forfait à vingt deux, embauché. Je me suis essayé à l'éponge, bien, et à la spatule sur un mur d'or. C'est pas mal ! Bref, fini la chaux blanche tout du moins pour une pièce.

Ils repartaient le lendemain, j'ai fini de nettoyer et de remettre en place cet après midi, juste avant d'aller essayer une 205 de quatre vint dix neuf, autour de deux milles euro. Le prix est encore en débat, demain peut être.

Par MaPomme
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 11 février 2008

Nous avons passé vendredi dernier à refondre le site. Une bonne prise de tête ! Après une nuit de sommeil et au vu du beau temps nous décidâmes d'aller passer la journée chez Tatouch. Justement un coup de téléphone préalable nous apprend qu'il veut venir à Haïfa, nous pourrions les prendre avec nous dès le soir, en rentrant ! Bétar ! (pour sûr). Le temps de faire un peu de ménage, Tal, complètement remise semble t'il, n'a pas dormi là, Daniel chez son père, comme tous les quinze jours. Nous décollâmes donc vers dix heures pour une bonne heure et demis que prend le voyage pour Kiriat Chmona. Encore une fois nous prîmes les petites routes et nous fîmes juste deux pauses, une pour un grand seau de coco et un paquet de Malboche et puis une dernière à Tuba Zangariyyé. C'est un village de bédoin sédentarisé un des plus isolés au Nord Est, cerné de villages juif, dont un très snob, Rosh Pina, (j'ai posé la question, mais Iris ne sait ni qui, ni ce qu'il fit d'autre). Nous cherchions des gâteaux. Il n'est visiblement pas d'usage chez les voisins de venir faire les courses chez les arabes le shabbat. Me voyant avec l'appareil photo, les gosses qui sortaient de l'école me saluèrent, me prenant pour un reporter sans doute. La boutique, sise en rez de chaussée de l'habitation principale, dont le mari, au dessus, défonçait les cloisons avec ardeur, était tenu par Madame. Est ce le fait de devoir vendre avec un homme présent, à une israélienne, à un couple, plus de deux biscuits ? Elle fit venir son musculeux conjoint qui nous emballa un kilo de baklawa pour quatre euro cinquante, arrosé de deux louches de sirop sans supplément.

Et nous voici rendu, Tal, la grande donc, est enceinte de cinq mois, ça commence à se voir. Embrassades d'autant plus tendre et sourire de rigueur, donc. La télé passe de la musique comme souvent, pour l'occasion, une chaîne de chanson française dont Souchon et Brel (Amsterdam en coeur). Les fenêtres sont ouvertes, mais le mont Hermon est toujours enneigé, nous l'avons vu en venant, alors un radiateur électrique modèle réduit de ceux à gaz qui chauffent les terrasses de bistrot, rayonne près du magnifique fauteuil. Tatouch, hésite à faire à bouffer un jour comme celui ci, Tal le dédouane par la possibilité qui est offerte d'utiliser le Goï de Chabbat. C'est vrai, "l'intact" qui rigole dans son coin! De ma bite, que Grande Tal semblait curieuse de voir, la conversation roulât vers la circoncision à venir, ce sera un garçon. Le terme cannibalisme recouvre dans son discours l'acte pratiqué par un rabbin, se seront les médecins qui se chargeront du travail.

Le repas nous permit de définir un plan de journée, c'est en croquant des frites que le retour vers Haïfa à quatre, après le match de foot, soit aprés dix neuf heures était décidé.

masque03.jpg A ce stade il me fallait marcher un peu, ce que je fis, d'abord en suivant un ensemble de petites barres, et puis au retour sur une colline dominant le stade. Quelques photos plus tard, nous étions supporter de Kiria Tchmona qui malgré son nom est tout de même troisième de la ligue nationale, (tchmoné=8). J'ai pensé à Monsieur mon propriétaire et je me suis présenté comme supporter du TFC. Ils faisaient un nul à Nétanya, pendant que nous parlions boulot. Quatre cents shékel la journée, quate vingt euro. Rien ne valant le terrain pour juger, le lendemain devait être à voir la mer et à refaire la peinture et la décoration de l'appartement. En préalable nous échangeâmes une télé non réclamée qui occupait un quart du coffre pour laisser la place pour une petite table pliante, deux masques africains, des tableaux et un bâton de pluie pour Petit Daniel. Le sac était prêt lui aussi, la gamelle du chien, celle des chats remplies, il faisait nuit, nous rentrions.

Par MaPomme
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 7 février 2008

Pour ne pas paraphraser ma très chère Midori dans son actuelle livraison, mais le coeur y est. Pourtant la journée avait commencé tôt, cinq heures du mat, Géveret Graf devait consulter le médecin en kaki pour gratter un jour. La grande muette locale ne réclame d'elle qu'une présence effective de neuf à quinze, mais se faire porter pâle nécessite tout de même de se lever aux aurores. Iris en a profité pour arguer de son devoir de mère pour ne pas aller bosser non plus. Bref avec ces allez-retour j'étais debout à six. J'en ai profité pour finir "Dans le scriptarium" de Paul Auster. Je suis au début de la lecture de l'oeuvre, il m'a moins plu que "Moon Palace" ou "Le livre des illusions". Il y a un petit coté "Le zéro et l'infini" d'Arthur Koestler qui part vite en en sucette, de plus j'avais deviné la fin dès la moitié. Mais on est toujours plus dur avec ce que l'on aime et ça reste un bon livre. Nous avons aussi passé un petit moment à faire rentrer de la tune par un rappel à l'ordre de deux agences locales qui nous en devaient, et puis faire les courses.

Capture.jpg Sinon j'ai navigué sur le web. de blog en blog, de liens en liens. Je cherchais des nouvelles de JoBo, je partais alors qu'il commençait à jeûner, il a partagé la soupe des pauvres, j'en suis jouasse, tout autant que ne pas avoir de pub sur mon épenchoir ! J'ai vogué vers d'autres média alternatifs j'aime bien celui ci moins celui là. Il m'a été demandé d'inviter mes proches à, comme moi, s'abonner à ce journal, auquel je ne ferais, pour l'instant, que le reproche de ne traiter presque que de l'hexagone. Bon c'est vrai qu'avec la dissolution de la ligue des communistes révoltés vous avez la chance de vivre le devenir de la planète en direct, mais peut être y a il un ailleurs. ici par exemple où les autorisations pour le convoi de vivre pour Gaza semblent être obtenues. Où suivant un sondage le résultat de l'action des illuminés de Dimona auraient eu pour résultat de faire penser que d'autres actions allaient suivre par près de soixante dix pour cent des sondés, quarante cinq pensent qu'une action dure de l'état viendra à bout de ce genre de pratique, et un peu plus de quatre pensent le contraire. Içi où le travail de techno de Petit Daniel était présenté à une soirée de sensibilisation au risque électrique et où l'intervenant disait qu'il ne fallait pas ouvrir un réfrigérateur pied nu, mais aussi qu'une heure de chauffe eau ne coûtait pas plus cher que d'envoyer un SMS. Israël a signé le protocole de Kyoto en 2004 et s'en torche visiblement depuis. Pour ce qui est de la porte du frigo, il est effectivement rare de trouver un fil de terre allant plus loin que la barrette de regroupement d'avant le compteur, que les câbles utilisés dans les années soixante dix on la fâcheuse habitude de se séparer de leur isolant devenu sec et cassant lorsqu'on a l'idée saugrenue de les manipuler. Et puis et surtout qu'il est notoire qu'IEC la société unique et publique de production et de distribution de l'électricité locale est la voie ordinaire de reclassement des politiciens, dans un pays où le népotisme est une institution. Mais c'est le printemps, il fait beau, alors je vais aller faire un tour.

Par MaPomme
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 5 février 2008

Hier mon photographe espéré a appelé pour signaler sa présence, je suis donc parti à un peu plus de onze heures pour y être à midi et demi. C'est vraiment une caverne d'Ali Baba chez lui, les étagères croulent sous les objectifs et les boîtiers dont il n'est plus courant de faire usage. Il n'avait pas de fixateur, je suis reparti avec une boite de Diafine que je n'avais jamais utilisé avant, ni même eu connaissance. L'emballage comme le prix sont d'époque soit, 39 nsk (- de 4 euro), il me faut donc trouver 2 bidons de 4 litres . Mais je ne l'ai attrapé que quelques minutes et je compte bien y retourner. Je me suis donc dit que je passerai les deux heures restantes à attendre qu'Iris sorte du turbin chez le bouquiniste. Ces intellectuels ! Ils font une pause de treize à seize heures, je n'ai eu que le temps de me choisir huit ouvrages pour l'équivalent de trente euro, les livres neufs sont plus cher ici qu'en France, d'occase ça va. J'ai donc passé mes deux heures au soleil, dans un parc proche, en compagnie du "Docteur Rubinov" de Chaïm Potok dont je me souvenais avoir lu "Une histoire du peuple juif" juste parce qu'il avait été conseillé par une animatrice radio dont j'aimais la sensualité de la voix, mais dont le nom m'échappe. Ça se lit vite, moins de trois heures pour cent cinquante pages, le sujet, la police politique sous le Petit Père du Peuple, a été creusé et a reçu maint témoignages. Ce court livre tient tout de même bien sa place. Le matin et en rentrant je fus aussi pris par la lecture du blog de Pierre Assouline, autre souvenir de radio, en incluant pour une fois les commentaires. J'y ai trouvé une description très juste de la société israélienne que j'annexe dans les pages, colonne de droite.

La belle vie me direz vous, je ne vous raconte pas ce que sont les tâches ménagères, il faut en tenir compte. Mon agence américaine me procure du travail, mais pas encore de gros chantiers, alors je lis. Et puis hier au soir nous étions de mariage, le fils d'une collègue d'Iris, je raconterai demain. Aujourd'hui, bin, j'ai lu sur le net et fait du nettoyage, c'est le printemps ! Aidé Petit Daniel dans la réalisation d'un travail de techno., mais je ne dois pas le dire, il est censé l'avoir fait tout seul. Auster me réclame, je cours le rejoindre.

Par MaPomme
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 3 février 2008

En ce début de semaine, oui Dimanche se dit yom richon (jour premier), quelques petits points récapitulatifs. Les quelques tonnes de vivres convoyées à Gaza par la manifestation de la semaine dernière seraient toujours dans un hangar du coté israélien de la frontière. L'armée n'a pas donné d'autorisation, nous contacterons Gush Shalom pour savoir ce qu'il en est exactement mais on peut dés à présent se poser la question de savoir ce que ces marchandises vont devenir. Il serait déplorable voire surréaliste de les voir attribuer de ce coté ci de la frontière par une organisation religieuse qui prône le Grand Israël Juif. L'épouse de mon photographe est malade, il a appelé ce matin, il n'ouvre que de neuf à treize. J'ai changé le design du blog pour en permettre une meilleure lisibilité au dépend d'une esthétique qui me plaisait plus, mais faut savoir contenter son public.

dejeuner.jpg Donc hier, toujours un peu "légumes" de la veille, nous sommes partis au nord pour trouver la neige. Il semble que l'idée fût commune parce que quelques kilomètres parcourus nous mirent face au choix de continuer dans un embouteillage ou de prendre les chemins de traverse. C'est ce que nous choisîmes de faire et de sillonner la Galilée en commençant par un petit déjeuner israélien. Puis nous fîmes halte à Tzfat connue pour abriter des tombeaux de saints du judaïsme. Je ne suis toujours pas en voie de conversion, mais l'idée de voir des vieilles pierres me plaisait assez. En fait au milieu du XVIIIième un tremblement de terre à mis à bas la presque totalité des édifices. Il reste un pan de mur, dans la partie la plus vieille de la ville. Beaucoup d'artistes vivent ou on vécu là et des curetons. Nous avons tout de même pu profiter du calme, si peu de voitures, ou d'activités en raison du shabbat dûment respecté et des gens polis, d'autres allumés qui chantaient encore en sortant des synagogues. Le temps voilé nous à tout de même privé d'une vue sur le lac de Tibériade et la Mer dans un même panorama. Nous gardâmes la route des crêtes pour regagner l'Est, traversant des villages druzes plein d'activités eux, et de sourire à la vue des voitures garées en catastrophe autour d'un des rares tas de neige noirâtre de bord de route. Les enfants s'amusaient bien. tzfat.jpg

Rentrés vers dix sept heures je préparais la paella, grillais les crevettes, les murs en gardaient l'empreinte ce matin encore. C'était prêt assez tôt pour que nous puissions manger et aller retrouver Zouzou et la bande pour l'heure quotidienne d'affichage. Est ce le fait d'avoir choisi un carrefour du Carmel plus huppé que Zif plus populaire ? Nous ne fûmes maudit que par une religieuse qui de l'arrière d'une voiture pourrie nous montrait la paume de sa main ouverte tandis que l'homme invectivait depuis l'avant. Nombreux furent par contre les pouces tendus et les encouragements. L'heure écoulée notre douzaine laissa la place à un duo qui, lui, demandait la démission d'Olmert et un Pays d'Israël réservé aux juifs. Ce matin j'ai travaillé à un mode d'emploi fournit par notre nouvelle agence, que ça dure !

Par MaPomme
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 1 février 2008

 

Pas kasher, il est bien joli de se vouloir traducteur freelancer, il faut toutefois en assumer les conséquences. C'est ainsi qu'hier soir nous avons répondu à une proposition de traduire un millier de mots pour une agence de Salt Lake City de l'anglais britannique vers le français... du Cameroun et pour minuit de la côte est, il était midi pour eux, vingt et deux pour nous. J'ai posté un mail ironique titré midnight worker et n'offrant d'autre issue que le français de France et une première proposition au tarif normal de cinquante ricains-dollars. Et bin c'est passé ! Après lecture du document, une présentation vendant une nouvelle valeur, le crédit-carbone, produit par le Mécanisme de Développement Propre et mis en place par un pays industrialisé dans un pays qui voudrait le devenir, nous étions monté à quatre vingt ricains-dollars pour prime de travail urgent et nocturne . Et c'est ainsi que nous sommes allés nous coucher à cinq heure ce matin.

Plutôt zombis à neuf, ma tasse de café à la main j'ai pu lire mon intégration dans l'équipe de l'agence et l'ordre de facturer cent vingt ricains-dollars. C'est donc jouasse que nous partîmes prendre des nouvelles de mon photographe old fashion. Toujours fermé, la marchande de vêtements, tout aussi tendance, de l'échoppe proche nous a dit que nous n'étions pas seuls à le réclamer mais qu'elle ne l'avais vu depuis plusieurs jours. Elle a proposé de noter le numéro de portable pour nous appeler à son retour. Le rassemblement annoncé hier comptait quatre personnes, nous n'avons pas voulu déranger cette belle intimité. Nous sommes aller nous chercher un chouarma chez un des meilleurs de la ville et en suçant nos doigts avons flâné vers la voiture. Bonne pioche ! Dans le quartier il y a aussi un bouquiniste dont Iris c'est souvenu lui avoir demandé s'il avait des ouvrage en français, question à laquelle il avait répondu positivement. Cinq minutes de visite du fait de la fermeture imminente, le vendredi presque tout ferme à quatorze heures au plus tard, shabbat sonne vers dix sept, m'ont tout de même permis de trouver le voyage de Céline en édition de mille neuf cent trente deux. On a un peu papoté, les prix sont dans sa tête, il m'a donné l'étymologie de baragouin, que dément le dictionnaire historique de mon compagnon Bob. J'y retournerai pour polémiquer. Toujours contents et Iris désirant conjuguer son penchant pour les crevettes et sa curiosité pour ma paella, nous décidâmes d'aller en Acre faire le marché. En échange d'un seau, grand, de coco la voiture n'a que très peu rouspété en nous conduisant.
undefined A l'ombre des remparts, dans cette ville arabe où notre massacreur de Napoléon Bonaparte est statufié, humant le parfum de tabac de narguilé qui trône prés de la caisse de presque toutes les boutiques et plus encore dans les cafés, ou les autochtones échangent le shabat shalom et le hinch halla, nous avons parcouru les rues à la recherche des crustacés. J'ai pris aussi quelques encornets pour le chorizo c'est sans espoir, du thé et des pains, nous bûmes aussi nos jus de fruits, orange pour moi et grenade carotte pour Iris auprès d'un gentil marchand qui bientôt nous reconnaîtra à force de nous voir. Je n'aurais pourtant pas à cuisiner, nous sommes invités ce soir par Safta Nétha herself. Je me suis aussi offert une bouteille de vodka, je crois que je vais m'en jeter un pour l'occasion.

 

Par MaPomme
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 31 janvier 2008

maman01.jpg Ça ne fait rien ! J'ai terminé Lao She, si vous avez deux euros à perdre et le désir de tout savoir sur la carrière et les lamentations d'un agent de police au début du siècle dernier en Chine avant qu'elle devienne pop, foncez ! Pour me remettre les neurones en place je vais me lire Dans le scriptorium de Paul Auster, c'est ma maman qui me l'a offert. J'ai lu aussi un excellent article digne d'un polar sur les déboires d'une banque française, il y a aussi une page sur la Générale mais c'est de la Caisse d'Epargne de l'écureuil dont il est question .

Ce jour ou le soleil a vaincu les nuages, laissant voir les plus hauts sommets du Liban couronnés de neige, je suis allé faire ma rituelle balade vers le marché. J'espérais me fournir en révélateur et fixateur dans la boutique déjà cité et peut être foncer pour le compact genre Leica du pauvre. J'ai dans l'idée de capturer des images de religieux et de leurs vêtures et puis aussi d'autres images à saisir . Mais il était fermé, il vous faudra attendre donc pour voir d'autres photos que celles prises avec le téléphone portable d'Iris. Nous y passerons demain de même que nous irons peut être jeter un cil sur un piquet de grève ethnique puisqu'il s'agit d'un appel concernant les arabes pour dénoncer le blocus de Gaza, le vendredi c'est le dimanche des musulmans, pour un appel à la grève! Comme elle porte sur sa carte d'identité, en face de nationalité, la mention juif et que nous ne tenons pas à jouer les seuls visages pâles de la réunion, la question est encore en suspend. Autre chose qui n'est pas bien grave, je ne reçois plus France Culture via internet, ils ont du changer le format du flux. Je reste donc sous Linux, j'ai gagné en musique ce que j'ai perdu à entendre ma langue avec la radio du paradis, c'est l'endroit rêvé pour l'entendre, et ce faisant je m'en vais préparer la soupe.

 
Par MaPomme
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Publicité

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus