Jalon 1 : Week end à Tel Aviv

De voyager ils décidèrent, vers Tel Aviv, la Halla car les emportât.

L'idée de départ était d'aller se baigner, en excluant la mer annoncée débordante de méduses. Le Nord bien sûr, Tatouch , la grillade au bord du Jourdain, le paysage, la nature. D'aucunes me dirent que c'est la guerre là bas, vue d'ici, la guerre est, mais la guerre a ses portées, loin de ses gammes les plus meurtrières, la vie n'est pas plus cruelle qu'ailleurs, si ce n'est le niveau de vie moyen, le climat, la culture, la végétation, la faune, la langue, que sais je encore, un vrai tourbillon. Donc 18 morceaux de NoirDéz plus tard, à la nuit, nous nous baignons dans une mer à 25° ou 26°. L'eau donnait l'impression d'être plus minérale en sa viscosité,nous nageâmes derrière des brises lames, nul effleurement de tentacules vénéneuses. L'ensablement est tel qu'a deux cents mètres du bord, seules les vagues permettent de ne pas faire pipi en l'air. Tal nous a rejoint, apportant la note psychédélique d’un hélicoptère qui péchait le malandrin au lamparo dans un quartier d'immeubles plus au sud.

L’eau de la mer, le sable de la plage, de leur peau ils devaient ôter.

Tal et Tatouch, vivent à Kiriatch Schoma, ce soir ils visitaient l’aîné des enfants de Tatouch, Assaf, qui vit, plutôt confortablement à Tel Aviv. D’une première visite dans l’après midi le père ne ressentit qu’une énergie négative, ils avaient donc élu domicile au Sea Side Motel à quelques centaines de mètres de là. Une chambre de seize mètres carrés, avec un lit en 160, une douche, un w.c., et une télévision reliée au câble. Le peu de place libre au sol recevait des vêtements ni propres ni sales, le bureau et les tables de nuit étaient encombrés de barquettes de fruits, de sac de chips, de paquets de cigarettes, et de tout le désordre nécessaire au junky. Après le joint de l’amitié, la télévision callée sur une chaîne musicale, nous nous douchâmes, manquant presque Lust for life d’Iggy. Une fois sec, nos hôtes, tout à leur mal de tête et leur silence respectif, déclinèrent l’invitation à se mettre un petit quelque chose sous la dent, une salade par exemple.

La fraîcheur et l’animation, des dira les habitants invitaient à sortir.

La promenade longeant la plage étaient animées par des artistes de rue, des camelots vendant des portes clef et de la bijouterie lumineuse, sur la plage s’installaient des groupes de jeunes autour de bouteilles de bière. Vingt trois heures allaient sonner, le premier restaurant offrait une table de deux libre en terrasse, Yofi . C’est le porte flingue chargé de jeter un regard dans les sacs et de caresser les fesses des garçons de son détecteur de métaux qui nous plaçait. C’est une jeune brunette au trait espagnol qui nous servit. Il n’y a pas dans la capitale culturelle la possibilité offerte par Haïfa de se tourner vers les Arabes pour trouver le Humus/Salade, ou Kebab/Salade à vingt NSK café compris. Non, nous nous rabattîmes sur un plat prétendument Taï composé de nouilles de quelques légumes baignant dans une sauce soja sucrée, ça calle ! Un bol de choux rouge et de scarole haché nous fût offert, le café et la glace/salade de fruit direct de la boite, comptés, les deux verres d’eau nous les pleurâmes, mais les obtinrent tout de même. L’air était doux, la circulation fluide et les gens souriants, l’ambiance sous la responsabilité de Galei Tsahal , ne nous invitât point à courir aux abris, mais diffusait son mélange nocturne de rock FM américain et local. Une bonne soirée.

Entre retourner à la maison et rester pour voir des concerts le lendemain ils hésitèrent.

Le ronflant ronflât, Tatouch nous attendait chez son fils, les ondes ayant du changer de polarité, il nous invitait à venir passer un moment, prendre des nouvelles. Nous marchâmes donc dans les rues où de nombreux bars, clubs et épiceries rythmaient les déambulations des noctambules. Beaucoup de jeunes propres et vêtus à la dernière mode, pas de signes d’agressivité, d’ivresse, juste passer le temps, prendre le frais. Les grands hôtels déversaient leur lot d’américains rassurés par l’Union Jack flottant sur l’immense ambassade proche. L’appartement du fils coûte prés de 5000 NSK par mois, pour une petite cinquantaine de mètres carrés, l’immeuble n’est paraît il peuplé que de français qui rachètent Tel Aviv, il en seraient à la moitié. Outre la prégnance de l’odeur du haschich il y avait un jeune couple, une presque maman qui ne se déplace qu’avec sa valise de maternité, l’actuelle petite amie et le fils. Un beau garçon, parlant un anglais d’un niveau égal au mien, nous pûmes échanger sur quelques sujets. Sa moto, un douze cents Kawasaki de 180 chevaux qu’il rêve de piloter sur les autoroutes allemandes, de la dictature de l’état français qui limite à cent équidés la puissance des deux roues, la qualité, l’encombrement et le faible nombre de kilomètres non embouteillés des routes locales. Sur travailler pour des agences immobilières demandeuses de locuteurs français à même d’harponner les starfatis chalands. Puis il prit sa guitare acoustique pour accompagner Iris qui chantait en Hébreu, et plus tard jouer Starway to heaven, et quelques autres standards. Il devait être une heure, le père las de s’entretenir avec les potes de son moufflet décidait de rentrer à l’hôtel, nous le suivîmes, même si nous ne savions pas encore si le copain hôtelier, ou loufiat serait à même de nous fournir une chambre, ou nous laisserait partager la leur. Bien que différent de celui qui quelques heures avant nous avait vu rentrer de la plage, le gardien se contentât de nous souhaiter le bonsoir.

A des partis carrés avec des amis je ne puis participer

Tatouch ayant son content de bang, Tal de joints, les lumières et la télé furent vite éteintes. L’afghan comme l’herbe m’apporte une douce confusion béate et la certitude de ne pas dormir pour les dix heures à venir. Même les quinquets clos j’écoutais la nuit, puis des bruits mouillés, et Iris à mes cotés de me dire qu’elles sentait des mains la toucher. Je le savait des miennes, ne réagit qu’a sa deuxième remarque. Notre hôte semblait l’inviter, sa compagne part ses fréquentes allées et venues au toilette ne semblait que très modérément goûter le programme. Ayant décliné l’invite d’une tape sur les doigts, d’un retournement tête bêche, usé toutes les possibilités d’esquive permises par la surface de couchage, Iris répondait favorablement à ma dixième invitation à rentrer. Il était quatre heures du matin, bien que clairsemés les marcheurs et les voitures étaient toujours là. Le gardien du parking nous fit remarquer que nous étions plus flambes à notre arrivée, nous passâmes donc par Yaffo chercher un sambousak . Nous n’étions pas seul, mais ne pûmes le manger sur le port antique, celui-ci étant fermé, seul le vieux quartier rénové restant ouvert à la circulation nocturne. Nous rentrâmes donc, 18 morceaux des Doors plus tard, nous réveillons Tal qui avait laissé la clef dans la serrure pour pouvoir nous coucher.

Le Chabbat de Chichi Chabbat, les zombis nous jouâmes

Emergeant vers treize heures je commençait cette rédaction,vers dix huit heures nous retrouvâmes la Famillia pour une pamoison collective devant les œuvres d’André, « plantation de tampons devant rivière » et « placette roumaine » de production récentes et un essai de tulipes plus ancien. Nous déclinèrent l’invitation de Sivan à goutter le confort de son climatiseur arguant le manque de sommeil, nous rentrâmes le satisfaire.

 

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